VOODOO

PhilippeGordiani

 

     Philippe Gordiani guitare

     Antoine Berjeaut trompette

     Alice Perret claviers

     Joachim Florent basse

     Emmanuel Scarpa batterie

Dans l’imaginaire de tout mélomane, il y a le fantasme de voir se réaliser des rencontres avortées ou demeurées confidentielles : Charlie Parker avec Igor Stravinsky, Ravi Shankar avec John Coltrane, mais aussi, bien sûr, Jimi Hendrix avec Miles Davis.

 

 

C’est en pensant à ce qu’aurait pu produire cette dernière collaboration que Philippe Gordiani a composé son groupe vitaminé. Si, comme on s’en doute, l’esprit du blues instille la performance, celle-ci voit la rencontre du jazz psychédélique et du free rock, tel morceau développant par exemple un fragment d’improvisation de Miles Davis sur un pattern d’Electric Ladyland, ou tel autre une basse d’un album du Miles électrique sur une rythmique typique du guitar-hero. Plutôt que faire se succéder des solistes, il s’agit pour la formation de Philippe Gordiani de créer une texture électrique dont l’enveloppe et le devenir peuvent être modifiés à la guise de chacune des fortes personnalités qui la composent.

 

 » […] faire revivre l’incroyable énergie de ces musiques et de cette époque avec un groupe d’aujourd’hui, en picorant des fragments des œuvres : côté Miles de « Bitches Brew » à « Get Up With It » en passant par « On the Corner » et « Live Evil » ; côté Hendrix en piochant dans les classiques (« Elecrtic Ladyland », « Band of Gypsys »….) mais aussi dans la foultitude de fragments publiés à titre posthume, en reprenant ici un riff, là un groove. Le résultat est bluffant : énergie, musicalité radicale, intensité des solos toujours conjoints au son du groupe. Car c’est exactement cet esprit qui se retrouve : un jeu collectif au service d’une puissance d’expression partagée. Les partenaires font merveille : Alice Perret au piano électrique et à l’orgue (avec un son vintage pour cet instrument) tient la tension en éveil. Joachim Florent et Emmanuel Scarpa maintiennent une pulsation souple et pleine d’une irrépressible vitalité. Beau travail, vraiment. Le groupe avait travaillé trois jours en amont dans le lieu pour enregistrer la matière d’un disque à paraître, lequel inclura aussi des extraits du concert. Et comme le faisait Teo Macero pour Miles, Philippe Gordiani va assembler ces fragments pour en faire une œuvre originale, que l’on guette avec impatience ! »  Xavier Prévost – Jazz Magazine

 

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